Il y a deux types de « longs » spectacles.
Il y a ceux qui durent longtemps, 2, 3 ou 4 heures, et avec option roupillon, 6, 8 ou 12 heures.
Et puis il y a ceux que l’on dit « longs » parce que, quelle que soit leur durée, ils se savourent sur la longueur, ne prennent leur sens et leur ampleur que lorsque on les laisse, justement, prendre leur temps.
Le spectacle de Rachid Ouramdane, Des témoins ordinaires, appartient clairement à cette deuxième catégorie.
Au début, je dois bien l’avouer, j’ai eu peur. Sur scène, pendant que résonnent dans une demi-obscurité les témoignages de plusieurs victimes de génocides, 5 danseurs marchent inlassablement sur le plateau. Dans un sens [...]
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