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Le livre d’or de Jan, ou comment, dans une même soirée, tomber amoureuse, voir des messieurs tout nus et vouloir adopter un lapin

Le livre d’or de Jan, ou comment, dans une même soirée, tomber amoureuse, voir des messieurs tout nus et vouloir adopter un lapin

Beaucoup d’informations nous parviennent dans les dix premières minutes de la pièce présentée par Hubert Colas : Jan a disparu, le spectacle qui s’en suit sera jeune et branchouille, et je tomberai amoureuse.

Tomber amoureuse, ça c’est tout de suite, dès que les lumières s’allument. Sur scène un jeune homme un peu grand, un peu déguingandé, un peu les cheveux en vrac, et un peu british (en apparence du moins). Il s’appelle Mathieu Poulain, il a une guitare, ça y est il chante, ça y est j’ai le sourire benêt de la fille amoureuse.

Branchouille, ça, ça vient assez rapidement aussi. Un grand plateau blanc, relativement vide, coupé en deux par un panneau géant en plexi qui servira entre autres aux projections vidéos, et quelques micros disséminés ici et là. Petit à petit les acteurs -une dizaine – entrent sur le plateau, un par un, pour se tenir face à nous, frontalement. Avec cette entrée en matière et le mélange annoncé des genres – théâtre, musique, vidéo- j’ai une légère impression de déjà vu… mais pour l’instant je n’ai rien contre.

On en vient ensuite au cœur du sujet, la disparition de Jan. Jan a disparu et ses amis sont rassemblés pour parler de lui. Par leurs mots justement, leurs anecdotes dérisoires ou leurs confessions intimes, ils dressent par petites touches un portrait du disparu, portrait en creux qui donne corps à une absence. Les témoignages décousus- tantôt drôles, graves ou absurdes- livrés par bribes, dessinent ou re-dessinent à leur façon, un Jan qui n’existe plus que par son rapport aux autres, qui n’est encore là que parce que d’autres veulent bien lui donner vie par leur parole.

Au fil des interventions des uns et des autres, on découvre un Jan artiste et dandy, évanescent, extravagant, aimant les hommes, les femmes et aspirant ceux qui s’approchent trop près dans son tourbillon de vie.

Et c’est là, qu’interviennent les lapins et les messieurs tout nus.

Parce que forcément, le Jano, avec cette vie de patachon[...]

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La revue de presse d’Avignon

La revue de presse d’Avignon

« Nous n’irons pas à Avignon »… ou presque. Enfin pas avant le 12 juillet quoi. D’ici là, on se met en mode culture confiture et on pioche chez les confrères de quoi ne pas passer pour un pont jusqu’au jour J.

Les infos essentielles de la revue de presse d’aujourd’hui :

« Si on est heureux, mieux vaut pique-niquer qu’aller au théâtre »

C’est ce qu’on apprend de la bouche du metteur en scène Krzysztof Warlikowski, dans les 4 pages de l’interview torturée mais passionnante que lui consacre le Télérama de cette semaine.

Et voilà comment en quelques mots, on traumatise toute une tripotée de vacanciers pourtant bien intentionnés.

Flash back…
- En avril, je prends une bonne résolution. Cet été, c’est décidé, je bronzerai utile : finito la potiche attitude sur la plage, vives les vacances culturelles.

- En mai, je réserve mon hébergement et mon billet de train pour Avignon. C’est la première fois que je me sens aussi intelligente rien qu’en surfant sur voyage-sncf.com.

- En juin, j’ai un léger pincement au cœur quand j’apprends que mes copines partent en bande à Punta Cana.

- Mais en juillet, lorsque je pose mon premier pied à Avignon, je n’ai aucun regrets, de toute façon je suis en vacances, insouciante, bientôt cultivée, bref… heureuse.

C’est à ce moment là que tombe sur le Télérama et que j’y découvre LA coqueluche d’Avignon, qui nous renvoient sans complexe, mes bonnes résolutions et moi, au niveau zéro du congé payé : le pique-nique[...]

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