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	<title>En direct du festival d&#039;Avignon 2011</title>
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	<description>Toutes les critiques, les humeurs et les couleurs du festival d&#039;Avignon 2011</description>
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		<title>Point de rupture, rupture de stock</title>
		<link>http://festival-avignon.premiere.fr/point-de-rupture-rupture-de-stock/</link>
		<comments>http://festival-avignon.premiere.fr/point-de-rupture-rupture-de-stock/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 24 Jul 2011 19:49:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire H</dc:creator>
				<category><![CDATA[Avignon IN 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[audrey bonnet]]></category>
		<category><![CDATA[pascal rambert]]></category>
		<category><![CDATA[stanislas nordey]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://festival-avignon.premiere.fr/?p=1366</guid>
		<description><![CDATA[<strong>23 juillet 2011, 16h53</strong>
Je viens de faire le tour des librairies d'Avignon.
Il n'y en a plus nulle part.
250 de vendus à la librairie officielle du In
50 à celle de la rue Carnot...
Et j'en passe.
Personnellement, je voulais déjà en acheter 3 exemplaires.
Un pour moi et...
Enfin bref.
Le texte de <em>La Clôture de l'Amour</em>, de <strong>Pascal Rambert</strong>, n'est plus disponible nulle part à Avignon.

&#160;

Ça, c'est pour la rupture de stock.

&#160;

&#160;

<strong>Quelques jours plus tôt, 20h12</strong>
Je viens de sortir de la représentation de la <em>Clôture de l'Amour</em>, écrit et mis en scène par Pascal Rambert à la salle Benoît XII.
Je regarde les notes que j'ai prises pendant le spectacle. Rien. Ou plutôt, rien qui puisse s'apparenter de près ou de loin à un travail distancié et analytique de journaliste sérieux en plein exercice de ses fonctions.
Non, j'ai trois pages de notes et je me rends compte que j'ai tout bonnement et simplement recopié frénétiquement les phrases du texte au fil du spectacle.

&#160;

Ça, c'est pour le point de rupture.

&#160;

Ou le coup de poing, comme on voudra.

&#160;

Celui qu'un spectacle, un texte, deux acteurs, vous assène en plein festival, vous laissant comme foudroyée au milieu de nulle part. Ou au milieu de vous-même, ce qui est parfois pire.

&#160;

La séparation amoureuse, vue par Pascal Rambert, est un combat sec et aride. Il est mené - magnifiquement par le duo d'acteurs<strong> Audrey Bonnet et Stanislas</strong> <strong>Nordey</strong>- à coup de flèches invisibles, précises et meurtrières.
Deux monologues successifs, d'une heure chacun. Il la quitte, elle répond.
Ce ne sont que des mots, sur un plateau dénudé, entre deux acteurs qui ne s'approcheront, ne se toucheront même pas. Ne font en apparence que s'observer et s'écouter dans une diagonale qui s'inverse quand elle, au bout d'une heure, prendra la parole.
Ce ne sont que des mots mais ils contiennent tout. Ce qui est et ce qui a été. Et ce qui s'écrira après.
Beauté, grandeur et petitesse.
Espoir et lassitude.
Colère et résignation.
Dignité et abandon.
Attaque, défense, aveu d'impuissance.
Volonté de blesser puis ultime tentative de tendre la main.
Fusion, dé-fusion.
Vie, mort.

&#160;

Ce ne sont que des mots mais ils dessinent devant nous, au feutre rouge sang, les cheminements de ces deux pensées qui attaquent et contre-attaquent.
Le combat des cerveaux.
Les frappes silencieuses mais dévastatrices.
Ils les dessinent et les dissèquent sous nos yeux, les balancent là sur la table, dans l'espace qui sépare les deux comédiens.
C'est précis, chirurgical.
A en avoir mal au crâne.
A en avoir mal au crâne.
On reste prostrés, fascinés par la joute de ces pensées qui gagnent du terrain, rebroussent chemin, portent un coup, en esquivent un autre.
Mais pendant qu'elles dansent ces pensées, les corps s'affaissent.
Et c'est ce qui est bouleversant dans le texte de Pascal Rambert et dans son appropriation, verbale et physique, par les deux comédiens Audrey Bonnet et Stanislas Nordey.
Arriver à exprimer au milieu de ces terres intellectuelles arides, de ce processus mental poussé à l'extrême et dénudé sous nos yeux, la douleur physique, l'indicible bourrasque émotionnelle intérieure.
Le corps qui se vide de ses forces pendant que les mots continuent de répliquer. Le puit de douleur sans fond qui se creuse en chacun pendant que l'espace se rempli de leur parole précise et construite.

&#160;

Et le spectacle de provoquer en nous exactement ce qu'il s'applique à ne pas être : un déluge incontrôlé d'émotions. Voire un déchirant pathos ou un torrent de larmes pour les cas les plus désespérés.

&#160;

Et puis il y a ces interludes. Un au milieu, et un autre à la fin du spectacle. Des enfants qui surgissent de nulle part, ramenant au milieu de ce duel une touche d'humour, de légèreté. Rappelant que la vie continue.
Rappelant que ces mots, si forts et si singuliers, sont, ont pu, être ceux de tous.

&#160;

De tous ceux qui se sont rués en librairie peut-être...

&#160;

Et puis rupture de stock. Point de rupture.

&#160;

La boucle est bouclée, je reprendrai le train pour Paris ce soir .]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/cloture-amour.jpg" alt="" width="250" height="250" /></strong></p>
<p><strong></strong> <strong>23 juillet 2011, 16h53</strong><br />
Je viens de faire le tour des librairies d&#8217;Avignon.<br />
Il n&#8217;y en a plus nulle part.<br />
250 de vendus à la librairie officielle du In<br />
50 à celle de la rue Carnot&#8230;<br />
Et j&#8217;en passe.<br />
Personnellement, je voulais déjà en acheter 3 exemplaires.<br />
Un pour moi et&#8230;<br />
Enfin bref.<br />
Le texte de <em>La Clôture de l&#8217;Amour</em>, de <strong>Pascal Rambert</strong>, n&#8217;est plus disponible nulle part à Avignon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ça, c&#8217;est pour la rupture de stock.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quelques jours plus tôt, 20h12</strong><br />
Je viens de sortir de la représentation de la <em>Clôture de l&#8217;Amour</em>, écrit et mis en scène par Pascal Rambert à la salle Benoît XII.<br />
Je regarde les notes que j&#8217;ai prises pendant le spectacle. Rien. Ou plutôt, rien qui puisse s&#8217;apparenter de près ou de loin à un travail distancié et analytique de journaliste sérieux en plein exercice de ses fonctions.<br />
Non, j&#8217;ai trois pages de notes et je me rends compte que j&#8217;ai tout bonnement et simplement recopié frénétiquement les phrases du texte au fil du spectacle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ça, c&#8217;est pour le point de rupture.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ou le coup de poing, comme on voudra.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Celui qu&#8217;un spectacle, un texte, deux acteurs, vous assène en plein festival, vous laissant comme foudroyée au milieu de nulle part. Ou au milieu de vous-même, ce qui est parfois pire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La séparation amoureuse, vue par Pascal Rambert, est un combat sec et aride. Il est mené &#8211; magnifiquement par le duo d&#8217;acteurs<strong> Audrey Bonnet et Stanislas</strong> <strong>Nordey</strong>- à coup de flèches invisibles, précises et meurtrières.<br />
Deux monologues successifs, d&#8217;une heure chacun. Il la quitte, elle répond.<br />
Ce ne sont que des mots, sur un plateau dénudé, entre deux acteurs qui ne s&#8217;approcheront, ne se toucheront même pas. Ne font en apparence que s&#8217;observer et s&#8217;écouter dans une diagonale qui s&#8217;inverse quand elle, au bout d&#8217;une heure, prendra la parole.<br />
Ce ne sont que des mots mais ils contiennent tout. Ce qui est et ce qui a été. Et ce qui s&#8217;écrira après.<br />
Beauté, grandeur et petitesse.<br />
Espoir et lassitude.<br />
Colère et résignation.<br />
Dignité et abandon.<br />
Attaque, défense, aveu d&#8217;impuissance.<br />
Volonté de blesser puis ultime tentative de tendre la main.<br />
Fusion, dé-fusion.<br />
Vie, mort.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce ne sont que des mots mais ils dessinent devant nous, au feutre rouge sang, les cheminements de ces deux pensées qui attaquent et contre-attaquent.<br />
Le combat des cerveaux.<br />
Les frappes silencieuses mais dévastatrices.<br />
Ils les dessinent et les dissèquent sous nos yeux, les balancent là sur la table, dans l&#8217;espace qui sépare les deux comédiens.<br />
C&#8217;est précis, chirurgical.<br />
A en avoir mal au crâne.<br />
A en avoir mal au crâne.<br />
On reste prostrés, fascinés par la joute de ces pensées qui gagnent du terrain, rebroussent chemin, portent un coup, en esquivent un autre.<br />
Mais pendant qu&#8217;elles dansent ces pensées, les corps s&#8217;affaissent.<br />
Et c&#8217;est ce qui est bouleversant dans le texte de Pascal Rambert et dans son appropriation, verbale et physique, par les deux comédiens Audrey Bonnet et Stanislas Nordey.<br />
Arriver à exprimer au milieu de ces terres intellectuelles arides, de ce processus mental poussé à l&#8217;extrême et dénudé sous nos yeux, la douleur physique, l&#8217;indicible bourrasque émotionnelle intérieure.<br />
Le corps qui se vide de ses forces pendant que les mots continuent de répliquer. Le puit de douleur sans fond qui se creuse en chacun pendant que l&#8217;espace se rempli de leur parole précise et construite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et le spectacle de provoquer en nous exactement ce qu&#8217;il s&#8217;applique à ne pas être : un déluge incontrôlé d&#8217;émotions. Voire un déchirant pathos ou un torrent de larmes pour les cas les plus désespérés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et puis il y a ces interludes. Un au milieu, et un autre à la fin du spectacle. Des enfants qui surgissent de nulle part, ramenant au milieu de ce duel une touche d&#8217;humour, de légèreté. Rappelant que la vie continue.<br />
Rappelant que ces mots, si forts et si singuliers, sont, ont pu, être ceux de tous.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De tous ceux qui se sont rués en librairie peut-être&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et puis rupture de stock. Point de rupture.</p>
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<p>La boucle est bouclée, je reprendrai le train pour Paris ce soir .</p>
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		<item>
		<title>La prise d&#8217;otage de Roméo Castellucci</title>
		<link>http://festival-avignon.premiere.fr/la-prise-dotage-de-romeo-castellucci/</link>
		<comments>http://festival-avignon.premiere.fr/la-prise-dotage-de-romeo-castellucci/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 23 Jul 2011 12:08:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire H</dc:creator>
				<category><![CDATA[Avignon IN 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Prendre des notes pendant un spectacle en tentant de se tenir un mouchoir sur le nez, ce n'est pas chose aisée. C'est pourtant ce que tentait de faire ma voisine pendant la représentation de <em>Sur le concept du visage du fils de Dieu</em>, de <strong>Roméo Castellucci</strong>.
Moi, très discrètement, j'étais plutôt en train d'essayer de m'enfoncer mon Labello parfum cerise-grenade dans les narines.
<br />
Sur scène, un père, âgé et incontinent, et son fils, jeune cadre dynamique, déployant des trésors de patience pour s'occuper de lui. Et quand on connaît le bonhomme Castellucci, on se doute bien que pour représenter l'incontinence il ne va pas lui suffire de répandre un quelconque liquide marron dans un décor blanc immaculé. Non il lui faut aussi ajouter l'odeur, diffusée dans toute la salle au point que certains des spectateurs la quittent dès les dix premières minutes.
On ne s'étendra pas d'avantage sur le sujet, la scène se répète, avec la lenteur et la lourdeur du temps réel : le père défèque jusqu'à se vider complètement, et le fils lui essuie patiemment les fesses avec douceur, colère puis résignation.
En toile de fond de ce début ultra-réaliste, le visage de Jésus observe la scène, immense et impassible, tiré d'une toile peinte par Antonello de Messine au XVe siècle.
<br />
Il y a du théâtre provoc' qui laisse le choix. On peut adhérer, ne pas adhérer, prendre de la distance pendant la représentation, se dire "c'est vraiment n'importe quoi", "ce n'est pas mon truc, vivement que ça se termine" ou même "quel foutage de gueule".
<br />
<a href="http://festival-avignon.premiere.fr/purgatorio-%e2%80%93-ou-comment-romeo-m%e2%80%99a-fait-le-coup-de-la-fenetre/" target="_blank">Les spectacles de Roméo Castellucci, eux, me font toujours le même effet</a>. Celui d'une prise d'otage.
Difficile de ne pas être révolté par la provocation évidente, de ne pas avoir envie un instant de se lever et de partir bruyamment. Ce fut le cas cette fois-ci, et ce le fut pour Purgatorio, qui nous imposait les bruits étouffés et interminables d'une scène d'inceste entre un père et son fils.
Et pourtant à chaque fois, impossible de créer la distance nécessaire à cette prise de décision soudaine, à cette révolte. Impossible de s'écarter de ce qui nous est montré.
En dilatant le temps, en collant au plus près du réel ( au départ du moins), Castellucci nous maintient littéralement le nez dans la merde, jusqu'a ce qu'on ait plus le choix que de la regarder en face.
<br />
L'étape d'après - comme s'il avait fallu rester pour la mériter- voit en général le réel se transfigurer, tant du point de vue de l'esthétique que du sens, et nous emmener vers un ailleurs théâtral plus réjouissant.
<br />
Dans<em> Sur le concept du visage du fils de Dieu</em>, après la première demie-heure, tout s'accélère. Un peu trop d'ailleurs pour qu'on ait le temps de vraiment profiter de la puissance symbolique et visuelle de l'ensemble. Le spectacle ne dure au final qu'une heure.
Un groupe d'une dizaine d'enfants débarque sur scène avec des sacs à dos qu'ils semblent traîner comme un fardeau sur leurs épaules. Le fardeau qui sera le leur une fois devenu adultes?
Ils en sortent des grenades qu'ils dégoupillent et jettent avec fracas au visage du fils de Dieu.
Accusation? Supplication? Prière fervente? Révolte? Incompréhension face à l'irrévocable issue de la vie?
Les questions sont posées, mais pas résolues.
Malgré les projectiles et la lente déchéance dont il est témoin depuis le début du spectacle, le visage du Christ demeure impassible.
Comment faire alors? Avec lui? Sans lui? Accepter, se révolter? Faire face, tourner le dos?
A-t-on vraiment le choix?
Les images que nous transmet Castellucci ne viennent pas tant interroger notre rapport à la foi- et c'est tant mieux- que la question du don de soi. Accompagner ceux que l'on aime, à qui l'on est lié malgré tout. Jusqu'au bout. Pour eux. Pour soi aussi. Comme seul palliatif à une solitude partagée mais inexorable.
<br />
Libre ensuite à chacun de lier ou non ces questions à celles de ses croyances religieuses.
<br />
Difficile par contre d'y échapper, tant Castellucci nous fout encore une fois ses questionnements dérangeants sous le nez, avec grâce et profondeur.
<br />
Une prise d'otage qu'on vous disait... mais avec un doux syndrome de Stockholm.
---------------------------------------------
<br/>
<strong><em><a href="http://festival-avignon.premiere.fr/purgatorio-%E2%80%93-ou-comment-romeo-m%E2%80%99a-fait-le-coup-de-la-fenetre/" target="_blank">&#62;&#62; Un petit rappel sur Purgatorio par ici&#60;&#60;</a></em></strong>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Prendre des notes pendant un spectacle en tentant de se tenir un mouchoir sur le nez, ce n&#8217;est pas chose aisée. C&#8217;est pourtant ce que tentait de faire ma voisine pendant la représentation de <em>Sur le concept du visage du fils de Dieu</em>, de <strong>Roméo Castellucci</strong>.<br />
Moi, très discrètement, j&#8217;étais plutôt en train d&#8217;essayer de m&#8217;enfoncer mon Labello parfum cerise-grenade dans les narines.</p>
<p>Sur scène, un père, âgé et incontinent, et son fils, jeune cadre dynamique, déployant des trésors de patience pour s&#8217;occuper de lui. Et quand on connaît le bonhomme Castellucci, on se doute bien que pour représenter l&#8217;incontinence il ne va pas lui suffire de répandre un quelconque liquide marron dans un décor blanc immaculé. Non il lui faut aussi ajouter l&#8217;odeur, diffusée dans toute la salle au point que certains des spectateurs la quittent dès les dix premières minutes.<br />
On ne s&#8217;étendra pas d&#8217;avantage sur le sujet, la scène se répète, avec la lenteur et la lourdeur du temps réel : le père défèque jusqu&#8217;à se vider complètement, et le fils lui essuie patiemment les fesses avec douceur, colère puis résignation.<br />
En toile de fond de ce début ultra-réaliste, le visage de Jésus observe la scène, immense et impassible, tiré d&#8217;une toile peinte par Antonello de Messine au XVe siècle.</p>
<p>Il y a du théâtre provoc&#8217; qui laisse le choix. On peut adhérer, ne pas adhérer, prendre de la distance pendant la représentation, se dire &laquo;&nbsp;c&#8217;est vraiment n&#8217;importe quoi&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;ce n&#8217;est pas mon truc, vivement que ça se termine&nbsp;&raquo; ou même &laquo;&nbsp;quel foutage de gueule&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a href="http://festival-avignon.premiere.fr/purgatorio-%e2%80%93-ou-comment-romeo-m%e2%80%99a-fait-le-coup-de-la-fenetre/" target="_blank">Les spectacles de Roméo Castellucci, eux, me font toujours le même effet</a>. Celui d&#8217;une prise d&#8217;otage.<br />
Difficile de ne pas être révolté par la provocation évidente, de ne pas avoir envie un instant de se lever et de partir bruyamment. Ce fut le cas cette fois-ci, et ce le fut pour Purgatorio, qui nous imposait les bruits étouffés et interminables d&#8217;une scène d&#8217;inceste entre un père et son fils.<br />
Et pourtant à chaque fois, impossible de créer la distance nécessaire à cette prise de décision soudaine, à cette révolte. Impossible de s&#8217;écarter de ce qui nous est montré.<br />
En dilatant le temps, en collant au plus près du réel ( au départ du moins), Castellucci nous maintient littéralement le nez dans la merde, jusqu&#8217;a ce qu&#8217;on ait plus le choix que de la regarder en face.</p>
<p>L&#8217;étape d&#8217;après &#8211; comme s&#8217;il avait fallu rester pour la mériter- voit en général le réel se transfigurer, tant du point de vue de l&#8217;esthétique que du sens, et nous emmener vers un ailleurs théâtral plus réjouissant.</p>
<p>Dans<em> Sur le concept du visage du fils de Dieu</em>, après la première demie-heure, tout s&#8217;accélère. Un peu trop d&#8217;ailleurs pour qu&#8217;on ait le temps de vraiment profiter de la puissance symbolique et visuelle de l&#8217;ensemble. Le spectacle ne dure au final qu&#8217;une heure.<br />
Un groupe d&#8217;une dizaine d&#8217;enfants débarque sur scène avec des sacs à dos qu&#8217;ils semblent traîner comme un fardeau sur leurs épaules. Le fardeau qui sera le leur une fois devenu adultes?<br />
Ils en sortent des grenades qu&#8217;ils dégoupillent et jettent avec fracas au visage du fils de Dieu.<br />
Accusation? Supplication? Prière fervente? Révolte? Incompréhension face à l&#8217;irrévocable issue de la vie?<br />
Les questions sont posées, mais pas résolues.<br />
Malgré les projectiles et la lente déchéance dont il est témoin depuis le début du spectacle, le visage du Christ demeure impassible.<br />
Comment faire alors? Avec lui? Sans lui? Accepter, se révolter? Faire face, tourner le dos?<br />
A-t-on vraiment le choix?<br />
Les images que nous transmet Castellucci ne viennent pas tant interroger notre rapport à la foi- et c&#8217;est tant mieux- que la question du don de soi. Accompagner ceux que l&#8217;on aime, à qui l&#8217;on est lié malgré tout. Jusqu&#8217;au bout. Pour eux. Pour soi aussi. Comme seul palliatif à une solitude partagée mais inexorable.</p>
<p>Libre ensuite à chacun de lier ou non ces questions à celles de ses croyances religieuses.</p>
<p>Difficile par contre d&#8217;y échapper, tant Castellucci nous fout encore une fois ses questionnements dérangeants sous le nez, avec grâce et profondeur.</p>
<p>Une prise d&#8217;otage qu&#8217;on vous disait&#8230; mais avec un doux syndrome de Stockholm.</p>
<p>&lt;br&gt;</p>
<p><strong><em><a href="http://festival-avignon.premiere.fr/purgatorio-%E2%80%93-ou-comment-romeo-m%E2%80%99a-fait-le-coup-de-la-fenetre/" target="_blank">&gt;&gt; Un petit rappel sur Purgatorio par ici&lt;&lt;</a></em></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La tragédie Wajdi</title>
		<link>http://festival-avignon.premiere.fr/la-tragedie-wajdi/</link>
		<comments>http://festival-avignon.premiere.fr/la-tragedie-wajdi/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 21 Jul 2011 14:17:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire H</dc:creator>
				<category><![CDATA[Avignon IN 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://festival-avignon.premiere.fr/?p=1208</guid>
		<description><![CDATA[Hier soir, c'était Wajdi qui régalait. Près de six heures de représentation à la Carrière de Boulbon jusqu'à quatre heures du matin ...
Rien d'inhabituel pour celui qui nous a habitués à des pièces-fleuves, sagas épiques aux vertus cathartiques, le plus souvent écrites et mises en scène par ses soins. 
Sauf que pour un fois il ne nous invitait pas chez lui, dans son univers, mais chez un cousin proche, Sophocle. Se reposant sur les mots du tragédien grec pour se concentrer sur son rôle de metteur en scène, il présentait trois de ses pièces autour de la thématique des femmes : Les Trachiniennes, Antigone et Electre.
<br />
Dans Littoral, Incendies ou Forêts, ses pièces précédentes, on se laissait embarquer sur les terres mystérieuses du Moyen-Orient, on traversait des guerres lointaines et inconnues... Et malgré tout on se sentait toujours chez lui "comme à la maison", tant son théâtre sait faire dialoguer intrigues lointaines et questionnements intimes.
En terre grecque, Wajdi Mouawad nous aura, cette fois-ci, laissés totalement étrangers.
<br />

Et pourtant, c'est peu dire qu'il aurait été parfait guide en ce territoire, tant ses propres pièces s'amusent à tisser et délier les mêmes fils que celles des tragédies antiques.
Personnages aveuglés sur leur passé ou leur avenir (les deux étant généralement liés), histoires générationnelles qui s'entremêlent, dénouements sous forme de révélation sur soi-même... autant de gênes communs entre la dramaturgie de l'auteur quebeco-libanais et celle de Sophocle.
Il ne semblait donc n'y avoir qu'un pas à franchir pour que l'alchimie magique se (re)produise. 
<br />

Mais dans la mise en scène de la trilogie <em>Des Femmes</em>, les symboles sont trop lourds pour se fondre dans la langue déjà travaillée, ancienne, distante de Sophocle. 
L'eau par exemple présente dans toutes les scènes clés est un fil rouge trop évident, omniprésent jusqu'à en perdre toute subtilité. 
Les comédiens, qui butent sur certains mots, semblent lutter pour s'approprier ce texte d'une autre époque. C'est pourtant là ce qu'on avait toujours apprécié chez Wajdi Mouawad, l'auteur/metteur-en scène : savoir faire vivre sur scène, de façon très contemporaine et quasi quotidienne, une langue riche, travaillée, sans se laisser plomber par son poids et son emphase.
Enfin il y a le chœur, le rock, Cantat pour ne pas le nommer. Sa voix, enregistrée, semble malgré tout tellement vivante qu'on le cherche des yeux, l'imaginant caché quelque part derrière un décor. C'est elle, rauque, écorchée, qui donne au spectacle ses quelques moments de grâce. Et balaye d'un coup d'un seul toutes les polémiques -le temps de la représentation du moins- tant le choix parait évident, essentiel. 
<br />

2h du matin. Antigone se termine. Reste Electre... et une navette pour rentrer avant la fin. 
Puis bientôt, un jour, <em>Des Héros </em>et <em>Des Mourants </em>les 4 autres pièces de Sophocle que Wajdi Mouawad compte monter d'ici 2015. 
Pas mal de temps donc, et d'occasions, pour faire sienne cette maison et l'espoir de se laisser séduire par la prochaine invitation.
<br />


&#160;

<span style="font-size: x-small;"><em>photo Jean-louis Fernandez</em></span><br />
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/desfemmes.gif" alt="" width="250" height="250" />Hier soir, c&#8217;était Wajdi qui régalait. Près de six heures de représentation à la Carrière de Boulbon jusqu&#8217;à quatre heures du matin &#8230;<br />
Rien d&#8217;inhabituel pour celui qui nous a habitués à des pièces-fleuves, sagas épiques aux vertus cathartiques, le plus souvent écrites et mises en scène par ses soins.<br />
Sauf que pour un fois il ne nous invitait pas chez lui, dans son univers, mais chez un cousin proche, Sophocle. Se reposant sur les mots du tragédien grec pour se concentrer sur son rôle de metteur en scène, il présentait trois de ses pièces autour de la thématique des femmes : Les Trachiniennes, Antigone et Electre.</p>
<p>Dans Littoral, Incendies ou Forêts, ses pièces précédentes, on se laissait embarquer sur les terres mystérieuses du Moyen-Orient, on traversait des guerres lointaines et inconnues&#8230; Et malgré tout on se sentait toujours chez lui &laquo;&nbsp;comme à la maison&nbsp;&raquo;, tant son théâtre sait faire dialoguer intrigues lointaines et questionnements intimes.<br />
En terre grecque, Wajdi Mouawad nous aura, cette fois-ci, laissés totalement étrangers.</p>
<p>Et pourtant, c&#8217;est peu dire qu&#8217;il aurait été parfait guide en ce territoire, tant ses propres pièces s&#8217;amusent à tisser et délier les mêmes fils que celles des tragédies antiques.<br />
Personnages aveuglés sur leur passé ou leur avenir (les deux étant généralement liés), histoires générationnelles qui s&#8217;entremêlent, dénouements sous forme de révélation sur soi-même&#8230; autant de gênes communs entre la dramaturgie de l&#8217;auteur quebeco-libanais et celle de Sophocle.<br />
Il ne semblait donc n&#8217;y avoir qu&#8217;un pas à franchir pour que l&#8217;alchimie magique se (re)produise. </p>
<p>Mais dans la mise en scène de la trilogie <em>Des femmes</em>, les symboles sont trop lourds pour se fondre dans la langue déjà travaillée, ancienne, distante de Sophocle.<br />
L&#8217;eau par exemple présente dans toutes les scènes clés est un fil rouge trop évident, omniprésent jusqu&#8217;à en perdre toute subtilité.<br />
Les comédiens, qui butent sur certains mots, semblent lutter pour s&#8217;approprier ce texte d&#8217;une autre époque. C&#8217;est pourtant là ce qu&#8217;on avait toujours apprécié chez Wajdi Mouawad, l&#8217;auteur/metteur-en scène : savoir faire vivre sur scène, de façon très contemporaine et quasi quotidienne, une langue riche, travaillée, sans se laisser plomber par son poids et son emphase.<br />
Enfin il y a le chœur, le rock, Cantat pour ne pas le nommer. Sa voix, enregistrée, semble malgré tout tellement vivante qu&#8217;on le cherche des yeux, l&#8217;imaginant caché quelque part derrière un décor. C&#8217;est elle, rauque, écorchée, qui donne au spectacle ses quelques moments de grâce. Et balaye d&#8217;un coup d&#8217;un seul toutes les polémiques -le temps de la représentation du moins- tant le choix parait évident, essentiel. </p>
<p>2h du matin. Antigone se termine. Reste Electre&#8230; et une navette pour rentrer avant la fin.<br />
Puis bientôt, un jour, <em>Des héros </em>et <em>Des mourants </em>les 4 autres pièces de Sophocle que Wajdi Mouawad compte monter d&#8217;ici 2015.<br />
Pas mal de temps donc, et d&#8217;occasions, pour faire sienne cette maison et l&#8217;espoir de se laisser séduire par la prochaine invitation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: x-small;"><em>photo Jean-louis Fernandez</em></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Il fait trop chaud pour travailler</title>
		<link>http://festival-avignon.premiere.fr/il-fait-trop-chaud-pour-travailler/</link>
		<comments>http://festival-avignon.premiere.fr/il-fait-trop-chaud-pour-travailler/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Jul 2011 11:11:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire H</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://festival-avignon.premiere.fr/?p=1178</guid>
		<description><![CDATA[<br />
<strong>Claire Hazan likes</strong> Jean-Baptiste André et Séverine Chavrier mais pas trop le spectacle de François Verret.
<br />
<strong>Claire Hazan just checked in</strong> @ "Dégustation gratuite Côtes du Rhone". <em>Delete this post?</em>
<br />
<strong>Claire Hazan@Wajdi Mouawad</strong> : me déçoit pas ce soir coco. Surtout si je suis coincée 6 heures durant à la Carrière de Boulbon.
<br />
<strong>Claire Hazan poked</strong> Vincent Demoury, son pote qui joue un excellent Jean et Béatrice tous les jours à 20h au Théâtre du Vieux Balancier.
<br />
<strong>Claire Hazan is attending</strong> "Masques et Nez" dans le Off et vous conseille vivement d'en faire autant.
<br />
<strong>Claire Hazan was tagged in the album </strong>"les gens qui ont dormi moins de 5 heures consécutives depuis leur arrivée à Avignon".
<br />
Bref, Claire Hazan pense qu'elle aurait du couvrir ce festival via Facebook et Twitter, c'est moins de boulot et plus de sommeil.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>
<strong>Claire H likes</strong> Jean-Baptiste André et Séverine Chavrier mais pas trop le spectacle de François Verret.<br />
<br />
<strong>Claire H just checked in</strong> @ &laquo;&nbsp;Dégustation gratuite Côtes du Rhone&nbsp;&raquo;. <em>Delete this post?</em><br />
<br />
<strong>Claire H@Wajdi Mouawad</strong> : me déçoit pas ce soir coco. Surtout si je suis coincée 6 heures durant à la Carrière de Boulbon.<br />
<br />
<strong>Claire H poked</strong> Vincent Demoury, son pote qui joue un excellent Jean et Béatrice tous les jours à 20h au Théâtre du Vieux Balancier.<br />
<br />
<strong>Claire H is attending</strong> &laquo;&nbsp;Masques et Nez&nbsp;&raquo; dans le Off et vous conseille vivement d&#8217;en faire autant.<br />
<br />
<strong>Claire H was tagged in the album </strong>&laquo;&nbsp;les gens qui ont dormi moins de 5 heures consécutives depuis leur arrivée à Avignon&nbsp;&raquo;.<br />
<br />
Bref, Claire H pense qu&#8217;elle aurait du couvrir ce festival via Facebook et Twitter, c&#8217;est moins de boulot et plus de sommeil.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Et Cesena m&#8217;échappa&#8230;</title>
		<link>http://festival-avignon.premiere.fr/et-cesena-mechappa/</link>
		<comments>http://festival-avignon.premiere.fr/et-cesena-mechappa/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 19 Jul 2011 15:14:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire H</dc:creator>
				<category><![CDATA[Avignon IN 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://festival-avignon.premiere.fr/?p=1126</guid>
		<description><![CDATA[<em>-Ils vont éteindre les lumières quand ça va commencer non?
<br />
-Ben non, ça c'est la lune.<!--more--><!--more--></em>
<br />
A Avignon, quand on se lève en plein milieu de la nuit pour se rendre à un spectacle à 4h30 du matin dans la cour d'honneur du Palais des Papes, on sait d'office que l'on va assister à un moment magique. Dans tous les sens du terme.
Convivialité improvisée entre spectateurs ensommeillés, odeurs de café chaud et partage de couvertures dans les gradins, sentiment vivifiant d'être seul éveillé dans une ville endormie, puissance et mystère décuplés de la cour d'honneur, de son ciel ouvert, de ses murs aussi imposants que son histoire...
Le spectacle à venir, quel qu'il soit, s'en trouve presque naturellement magnifié.
<br />
Et avouons-le, Cesena, la nouvelle création que la chorégraphe flamande Anne Teresa de Keersmaeker s'apprête à nous offrir à la lumière du jour naissant, n'a pas encore commencé que c'est déjà presque gagné.
Dans l'obscurité totale, un homme que l'on devine nu, entame un chant antique, comme une longue complainte. Petit à petit les corps entrent en scène et les voix se lèvent. 13 danseurs et 6 chanteurs, dont on distingue à peine les gestes mais qu'on devine secs, rugueux, bruts, tranchés et sans équivoques.
Ces mouvements, on les voit à peine donc, mais on les entend. Le silence, l'obscurité en décuplent la perception. Au sol, un grand cercle tracé de sable. Les danseurs tournent autour, le traversent et le léger crissement de leurs pieds sur les grains de sable vient donner corps à cette chorégraphie de l'invisible.
On se rattache à l'infime, au minuscule -une silhouette, un bruit, un frottement de corps, la lumière naissante sur un visage- pour saisir, sentir ce qui se passe sur scène. Et les chants du XIVeme siècle, entamés en chœur par le groupe de chanteurs/danseurs, accompagnent sans relâche ce ballet de l'obscurité, l'enrobe, le porte jusqu'à nous signifier qu'il s'écrit sur scène quelque chose de collectif.
<br />
Aux premières lueurs du jour, on est là, guettant avec impatience la suite, avec nos perceptions aiguisées et ce sentiment magique qu'on nous entraîne délicatement sur le chemin de l'infime pour nous ouvrir, bientôt, les portes de quelque chose de plus vaste.

Mais comme si elle voulait se jouer de cette magie gagnée d'avance, de cette attente fébrile nourrie dans la première heure d'obscurité, c'est le contre-pied qu'Anne Teresa de Keersmaeker choisit d'emprunter au moment justement où les portes s'ouvrent, où le jour se lève.
Dans l'imposante cour d'honneur, la lumière crue du matin nous plante de manière assez soudaine et frontale face au dénuement du plateau - le cercle de sable tracé au centre- et des costumes -les danseurs sont quasi uniformément vêtus de noirs. La suggestion, la sensation et le sentiment grisant de découverte imminente qui les accompagne, laissent place au mouvement, froid, tranché, frontal, incontestable. Seul reste un ressenti fort et indicible de fusion totale du groupe présent sur scène, où danseurs et chanteurs se mélangent indistinctement sans que l'on arrive à savoir exactement d'où proviennent les voix et les mouvements. Le reste, sans qu'on s'en aperçoive, nous a filé d'un coup et d'un seul entre les doigts.
<br />
Le spectacle se termine à 6h30, mais en réalité il prend fin au moment on l'on saisit que Cesena aura été ce moment filant. Un moment magique peut-être, mais dont le but même était de se dérober avant même qu'on ne pense à le retenir.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/Avignon-2011-Cesena-Christophe-Raynaud-De-Lage-1-thumb-400x.jpg" alt="" width="320" height="320" /></p>
<p><em>-Ils vont éteindre les lumières quand ça va commencer non?<br />
<br />
-Ben non, ça c&#8217;est la lune.<span id="more-1126"></span><!--more--></em><br />
<br />
A Avignon, quand on se lève en plein milieu de la nuit pour se rendre à un spectacle à 4h30 du matin dans la cour d&#8217;honneur du Palais des Papes, on sait d&#8217;office que l&#8217;on va assister à un moment magique. Dans tous les sens du terme.<br />
Convivialité improvisée entre spectateurs ensommeillés, odeurs de café chaud et partage de couvertures dans les gradins, sentiment vivifiant d&#8217;être seul éveillé dans une ville endormie, puissance et mystère décuplés de la cour d&#8217;honneur, de son ciel ouvert, de ses murs aussi imposants que son histoire&#8230;<br />
Le spectacle à venir, quel qu&#8217;il soit, s&#8217;en trouve presque naturellement magnifié.<br />
<br />
Et avouons-le, Cesena, la nouvelle création que la chorégraphe flamande Anne Teresa de Keersmaeker s&#8217;apprête à nous offrir à la lumière du jour naissant, n&#8217;a pas encore commencé que c&#8217;est déjà presque gagné.<br />
Dans l&#8217;obscurité totale, un homme que l&#8217;on devine nu, entame un chant antique, comme une longue complainte. Petit à petit les corps entrent en scène et les voix se lèvent. 13 danseurs et 6 chanteurs, dont on distingue à peine les gestes mais qu&#8217;on devine secs, rugueux, bruts, tranchés et sans équivoques.<br />
Ces mouvements, on les voit à peine donc, mais on les entend. Le silence, l&#8217;obscurité en décuplent la perception. Au sol, un grand cercle tracé de sable. Les danseurs tournent autour, le traversent et le léger crissement de leurs pieds sur les grains de sable vient donner corps à cette chorégraphie de l&#8217;invisible.<br />
On se rattache à l&#8217;infime, au minuscule -une silhouette, un bruit, un frottement de corps, la lumière naissante sur un visage- pour saisir, sentir ce qui se passe sur scène. Et les chants du XIVeme siècle, entamés en chœur par le groupe de chanteurs/danseurs, accompagnent sans relâche ce ballet de l&#8217;obscurité, l&#8217;enrobe, le porte jusqu&#8217;à nous signifier qu&#8217;il s&#8217;écrit sur scène quelque chose de collectif.<br />
<br />
Aux premières lueurs du jour, on est là, guettant avec impatience la suite, avec nos perceptions aiguisées et ce sentiment magique qu&#8217;on nous entraîne délicatement sur le chemin de l&#8217;infime pour nous ouvrir, bientôt, les portes de quelque chose de plus vaste.</p>
<p>Mais comme si elle voulait se jouer de cette magie gagnée d&#8217;avance, de cette attente fébrile nourrie dans la première heure d&#8217;obscurité, c&#8217;est le contre-pied qu&#8217;Anne Teresa de Keersmaeker choisit d&#8217;emprunter au moment justement où les portes s&#8217;ouvrent, où le jour se lève.<br />
Dans l&#8217;imposante cour d&#8217;honneur, la lumière crue du matin nous plante de manière assez soudaine et frontale face au dénuement du plateau &#8211; le cercle de sable tracé au centre- et des costumes -les danseurs sont quasi uniformément vêtus de noirs. La suggestion, la sensation et le sentiment grisant de découverte imminente qui les accompagne, laissent place au mouvement, froid, tranché, frontal, incontestable. Seul reste un ressenti fort et indicible de fusion totale du groupe présent sur scène, où danseurs et chanteurs se mélangent indistinctement sans que l&#8217;on arrive à savoir exactement d&#8217;où exactement proviennent les voix et les mouvements. Le reste, sans qu&#8217;on s&#8217;en aperçoive, nous a filé d&#8217;un coup et d&#8217;un seul entre les doigts.<br />
<br />
Le spectacle se termine à 6h30, mais en réalité il prend fin au moment on l&#8217;on saisit que Cesena aura été ce moment filant. Un moment magique peut-être, mais dont le but même était peut-être de se dérober avant même qu&#8217;on ne pense à le retenir.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cherche bons plans vie nocturne à Avignon</title>
		<link>http://festival-avignon.premiere.fr/cherche-bons-plans-vie-nocturne-a-avignon/</link>
		<comments>http://festival-avignon.premiere.fr/cherche-bons-plans-vie-nocturne-a-avignon/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 15 Jul 2011 16:35:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire H</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Et pendant ce temps là à Paris...]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://festival-avignon.premiere.fr/?p=1064</guid>
		<description><![CDATA[&#160;

&#160;

<strong>Il y a 3 mois,</strong> au moment de l’annonce officielle de la programmation par Vincent Baudriller et Hortense Archambault, j’avoue j’ai trouvé ça charmant. Romantique. Théâtral. Grandiose même.

Voir  la nouvelle création d’Anne Teresa de Keersmaeker à la lumière du jour naissant, à 4h30 du matin.

Même pas peur. Je fonce.

&#160;

&#160;

<strong>Il y a 1 mois,</strong> au moment de prendre mes billets de train, j’ai commencé à douter, un peu, légèrement.

Quand même arriver le jour même à 20h et ouvrir les festivités (hostilités dans ce cas ci ?) par un premier spectacle à 4h30 du matin, c’est à dire exactement 8 heures plus tard… ne serait-ce pas un peu ambitieux?

Je me suis donc permis de poser quelques questions sur un forum local - questions demeurées d’ailleurs sans réponse- histoire de voir si il y avait moyen de s’amuser un peu en attendant :

<a href="http://avignon.askalo.fr/Vie-nocturne/504/" target="_blank">http://avignon.askalo.fr/Vie-nocturne/504/</a>

&#160;

<strong>Aujourd’hui, à J-3,</strong>  je reçois ce mail. Ils font exprès. J’ai peur.

&#160;

----

&#160;

<em>Bonjour,</em>

<em>Vous avez effectué une réservation auprès du Festival d'Avignon, pour la représentation du 19 juillet de CESENA .</em>

<em>Pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté sur la date et l'horaire de la représentation de <strong>CESENA </strong>, nous vous confirmons que cette représentation se déroulera bien à la <strong>Cour d'honneur du Palais des papes</strong> :</em>
<p align="center"><em><strong>le mardi 19 juillet à 4h30 du matin *</strong></em></p>
<em>* Pour des raisons artistiques, les portes de la Cour d'honneur ouvriront à 4h30 du matin et le spectacle débutera en fonction de l'horaire du lever du soleil.</em>

<em>Très bon spectacle.</em>

<em>L'équipe de la billetterie du Festival d'Avignon</em>

&#160;

------------------------

&#160;

Je viendrai quand même, na.

&#160;

A vite donc

&#160;

Claire

------------------------------------------

En attendant, vous pouvez voir les critiques des spectacles suivant en cliquant sur les liens ci-dessous :

<em><a href="http://spectacles.premiere.fr/pariscope/Theatre/Salle-de-Spectacle/Spectacle/Le-Suicide-2754640/%28affichage%29/press" target="_blank">Le suicidé</a></em>

<em><a href="http://spectacles.premiere.fr/pariscope/Theatre/Salle-de-Spectacle/Spectacle/Mademoiselle-Julie-2754632/%28affichage%29/press" target="_blank">Mademoiselle Julie</a></em>

<em><a href="http://spectacles.premiere.fr/pariscope/Theatre/Salle-de-Spectacle/Spectacle/Maldito-sea-el-hombre-que-confia-en-el-hombre-un-projet-d-alphabetisation-2754514/%28affichage%29/press" target="_blank">Maldito Sea El hombre...</a></em>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><img class="alignleft" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/Sans-titre-1.jpg" alt="" width="504" height="504" />Il y a 3 mois,</strong> au moment de l’annonce officielle de la programmation par Vincent Baudriller et Hortense Archambault, j’avoue j’ai trouvé ça charmant. Romantique. Théâtral. Grandiose même.</p>
<p>Voir  la nouvelle création d’Anne Teresa de Keersmaeker à la lumière du jour naissant, à 4h30 du matin.</p>
<p>Même pas peur. Je fonce.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Il y a 1 mois,</strong> au moment de prendre mes billets de train, j’ai commencé à douter, un peu, légèrement.</p>
<p>Quand même arriver le jour même à 20h et ouvrir les festivités (hostilités dans ce cas ci ?) par un premier spectacle à 4h30 du matin, c’est à dire exactement 8 heures plus tard… ne serait-ce pas un peu ambitieux?</p>
<p>Je me suis donc permis de poser quelques questions sur un forum local &#8211; questions demeurées d’ailleurs sans réponse- histoire de voir si il y avait moyen de s’amuser un peu en attendant :</p>
<p><a href="http://avignon.askalo.fr/Vie-nocturne/504/" target="_blank">http://avignon.askalo.fr/Vie-nocturne/504/</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Aujourd’hui, à J-3,</strong>  je reçois ce mail. Ils font exprès. J’ai peur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8212;-</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Bonjour,</em></p>
<p><em>Vous avez effectué une réservation auprès du Festival d&#8217;Avignon, pour la représentation du 19 juillet de CESENA .</em></p>
<p><em>Pour qu&#8217;il n&#8217;y ait aucune ambiguïté sur la date et l&#8217;horaire de la représentation de <strong>CESENA </strong>, nous vous confirmons que cette représentation se déroulera bien à la <strong>Cour d&#8217;honneur du Palais des papes</strong> :</em></p>
<p align="center"><em><strong>le mardi 19 juillet à 4h30 du matin *</strong></em></p>
<p><em>* Pour des raisons artistiques, les portes de la Cour d&#8217;honneur ouvriront à 4h30 du matin et le spectacle débutera en fonction de l&#8217;horaire du lever du soleil.</em></p>
<p><em>Très bon spectacle.</em></p>
<p><em>L&#8217;équipe de la billetterie du Festival d&#8217;Avignon</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je viendrai quand même, na.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A vite donc</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Claire</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p>En attendant, vous pouvez voir les critiques des spectacles suivant en cliquant sur les liens ci-dessous :</p>
<p><em><a href="http://spectacles.premiere.fr/pariscope/Theatre/Salle-de-Spectacle/Spectacle/Le-Suicide-2754640/%28affichage%29/press" target="_blank">Le suicidé</a></em></p>
<p><em><a href="http://spectacles.premiere.fr/pariscope/Theatre/Salle-de-Spectacle/Spectacle/Mademoiselle-Julie-2754632/%28affichage%29/press" target="_blank">Mademoiselle Julie</a></em></p>
<p><em><a href="http://spectacles.premiere.fr/pariscope/Theatre/Salle-de-Spectacle/Spectacle/Maldito-sea-el-hombre-que-confia-en-el-hombre-un-projet-d-alphabetisation-2754514/%28affichage%29/press" target="_blank">Maldito Sea El hombre&#8230;</a></em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Bonne résolution, oui mais non</title>
		<link>http://festival-avignon.premiere.fr/bonne-resolution-oui-mais-non/</link>
		<comments>http://festival-avignon.premiere.fr/bonne-resolution-oui-mais-non/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Jul 2011 00:17:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire H</dc:creator>
				<category><![CDATA[Avignon IN 2011]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://festival-avignon.premiere.fr/?p=906</guid>
		<description><![CDATA[« L'année prochaine, c’est promis, je ne commencerai pas ce blog par une vile moquerie sur l’affiche officielle du Festival d’Avignon</em>. »

C’était ma bonne résolution de 2009, puis de 2010, et même de 2011 tiens.

Et pourtant m’y revoilà… j’y peux rien, « la main qu’a un doigt qu’est une main » c’est de la provoc’.

Et le <a href="http://festival-avignon.premiere.fr/avignon-2010-question-preparatoire/">« bonhomme qu’en est ptêtre pas un » (2010), </a>« <a href="http://festival-avignon.premiere.fr/a-quoi-ressemblera-mon-festival-davignon-2009/">les oiseaux façon CP </a>»(2009) ou « <a href="http://festival-avignon.premiere.fr/histoire-de-dates/">le papy qu’est ému</a>»(2008), c’était de gnognotte à côté.

Donc m’y revoilà, complètement malgré moi, poussée par les débordements créatifs des instigateurs de cette affiche.

Mais en 2011, on est grand, on assume et on arrête la critique gratuite planqué derrière son ordi. Et on propose des solutions.
On a donc réuni pour un brainstorming intensif les cerveaux les plus créatifs de la rédaction pour proposer des alternatives à l'affiche 2011. 
Le brief? Création libre sur le thème « ma main elle est toute chelou ».


<img class="alignleft" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/pied-def.jpg" alt="" width="288" height="288" /><img class="alignleft" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/touche-pas-copie.jpg" alt="" width="173" height="173" />


<br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/>
<img class="alignright" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/avigon.jpg" alt="" width="288" height="288" /><img class="alignleft" style="margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; border: white 10px solid;" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/tete-def.jpg" alt="" width="62" height="88" />
<br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/>
Merci donc, dans l’ordre à E.V pour la déclinaison plantaire, Gaël pour la version activiste, Romain pour la version sport d'hiver et Léa qui semble avoir saisi à merveille le concept de l'affiche concept.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class="alignleft" style="margin: 10px; float: left;" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/festival-avignon2011.jpg" alt="L'afiche officielle du Festival d'Avignon 2011" width="184" height="208" />« L ‘année prochaine, c’est promis, je ne commencerai pas ce blog par une vile moquerie sur l’affiche officielle du Festival d’Avignon</em>. »</p>
<p>C’était ma bonne résolution de 2009, puis de 2010, et même de 2011 tiens.</p>
<p>Et pourtant m’y revoilà… j’y peux rien, « la main qu’a un doigt qu’est une main » c’est de la provoc’.</p>
<p>Et le <a href="http://festival-avignon.premiere.fr/avignon-2010-question-preparatoire/">« bonhomme qu’en est ptêtre pas un » (2010), </a>« <a href="http://festival-avignon.premiere.fr/a-quoi-ressemblera-mon-festival-davignon-2009/">les oiseaux façon CP </a>»(2009) ou « <a href="http://festival-avignon.premiere.fr/histoire-de-dates/">le papy qu’est ému</a>»(2008), c’était de la gnognotte à côté.</p>
<p>Donc m’y revoilà, complètement malgré moi, poussée par les débordements créatifs des instigateurs de cette affiche.</p>
<p>Mais en 2011, on est grand, on assume et on arrête la critique gratuite planqué derrière son ordi. Et on propose des solutions.<br />
On a donc réuni pour un brainstorming intensif les cerveaux les plus créatifs de la rédaction pour proposer des alternatives à l&#8217;affiche 2011.<br />
Le brief? Création libre sur le thème « ma main elle est toute chelou ».</p>
<p><img class="alignleft" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/pied-def.jpg" alt="" width="288" height="288" /><img class="alignleft" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/touche-pas-copie.jpg" alt="" width="173" height="173" /></p>
<p><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br />
<img class="alignright" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/avigon.jpg" alt="" width="288" height="288" /><img class="alignleft" style="margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; border: white 10px solid;" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2011/07/tete-def.jpg" alt="" width="62" height="88" /><br />
<br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br />
Merci donc, dans l’ordre à E.V pour la déclinaison plantaire, Gaël pour la version activiste, Romain pour la version sport d&#8217;hiver et Léa qui semble avoir saisi à merveille le concept de l&#8217;affiche concept.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Retour&#8230; et re-devinette</title>
		<link>http://festival-avignon.premiere.fr/retour-et-re-devinette/</link>
		<comments>http://festival-avignon.premiere.fr/retour-et-re-devinette/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 Aug 2010 14:42:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire H</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billets d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Et pendant ce temps là à Paris...]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>A l'aller</strong>
Comment être sûr qu’on a bien pris le bon train (celui qui va à Avignon donc)?

Réponse : on check les lectures de chevet de sa voisine de train.
<br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/><br/>
<img src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2010/08/claire21.jpg" alt="" title="claire2" width="300" height="300" class="alignright size-full wp-image-829" style="float:right;margin:0 0 0 10px" />
<strong>Au retour</strong>
Comment être sûr qu’on a bien pris le bon train (celui qui revient d'Avignon donc)?

Réponse : on check que 97% des voyageurs (vous et la voisine y compris) sont bien en train de roupiller comme des marmottes anémiées<br/>
A l'année prochaine!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l&#8217;aller</strong><br />
Comment être sûr qu’on a bien pris le bon train (celui qui va à Avignon donc)?</p>
<p>Réponse : on check les lectures de chevet de sa voisine de train.</p>
<p style="display: block; width: 600px; text-align: center;"><a href="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2010/08/P10009632.jpg" rel="lightbox[718]" title="P10009632"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-731" style="float: none; display: inline; width: 150px; height: 150px; background: none repeat scroll 0% 0% transparent;" title="P10009632" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2010/08/P10009632-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p><strong>Au retour</strong><br />
Comment être sûr qu’on a bien pris le bon train (celui qui revient d&#8217;Avignon donc)?</p>
<p>Réponse : on check que 97% des voyageurs (vous et la voisine y compris) sont bien en train de roupiller comme des marmottes anémiées!</p>
<p style="display: block; width: 600px; text-align: center;"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-727" style="float: none; display: inline; width: 150px; height: 150px; background: none repeat scroll 0% 0% transparent;" title="P10009692" src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2010/08/P100096921-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></p>
<p>A l&#8217;année prochaine!</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Je suis une cruche et je n’ai pas la télé</title>
		<link>http://festival-avignon.premiere.fr/gaspard-proust-enfin-sur-scene-a-avignon/</link>
		<comments>http://festival-avignon.premiere.fr/gaspard-proust-enfin-sur-scene-a-avignon/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 17:59:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire H</dc:creator>
				<category><![CDATA[Avignon Off 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Billets d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[avignon off 2010]]></category>
		<category><![CDATA[enfin sur scène?]]></category>
		<category><![CDATA[gaspard proust]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://festival-avignon.premiere.fr/?p=692</guid>
		<description><![CDATA[Oui, je suis une cruche et EN PLUS je n'ai pas la télé (et je crois bien que la radio non plus).
<br />
Ce qui fait qu'un jour de grande créativité, dépêchée par mes supérieurs à la conférence de presse du Festival du Rire de Montreux avec une caméra, je me suis mise à demander aux artistes qui étaient là de me présenter leur spectacle avec l'accent suisse.
<br />
Bah oui... Montreux... la Suisse... l'accent... le festival de l'humour... vous me suivez, blague quoi, blaaaaague!
<br />
Tout se passait bien (autant que possible pour un reportage à l'ambassade de Suisse), jusqu'à ce que je tombe sur Gaspard Proust, intervenant dans les émissions de Ruquier et qui tourne en ce moment avec son one-man show "Enfin sur scène?"
<br />
Attention, flashback...
<br />
Moi, avec la tête de la fille qui s'apprête à dire un truc très drôle : 
<br />
<em>Hey Gaspard, Gaspard, tu voudrais pas me raconter ce que tu as prévu pour festival de Montreux... mais attention, AVEC L'ACCENT SUISSE HEIN!</em>
<br />
Lui, silence :<em> ...</em>
<br />
Lui, sourire gêné : <em>Euh, bah c'est à dire que je suis déjà Suisse alors...</em>
<br />
Et oui Gaspard Proust, tu es Suisse. Mais moi comme je suis une cruche et qu'en plus je n'ai pas la télé... suisse, pas suisse, grand, gros, blond, brun, roux, unijambiste... je fonce dans le tas!
<br />
La prochaine fois que vous voulez couper toute répartie à la star montante de l'humour noir et du cynisme, faites-moi signe.
Adeptes du ridicule et des grands moments de solitude, rassurez-vous néamoins, ce ne fût qu'un bref sursis de 30 secondes pour ma pomme d'inculte. Je me suis évidemment faite aligner comme il faut dès que le jeune homme a repris ses esprits cinglants. 
<br />
Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, je compte bien me réconcilier avec Gaspard Proust, le comique suisse donc, en allant grincer des dents au Théâtre Monte-Charge où il est de passage pour son escale avignonnaise.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2010/07/gaspardproust1.jpg" rel="lightbox[692]" title="Gaspard Proust"><img src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2010/07/gaspardproust1-300x300.jpg" alt="" title="Gaspard Proust" width="300" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-699" /></a>Oui, je suis une cruche et EN PLUS je n&#8217;ai pas la télé (et je crois bien que la radio non plus).<br />
<br />
Ce qui fait qu&#8217;un jour de grande créativité, dépêchée par mes supérieurs à la conférence de presse du Festival du Rire de Montreux avec une caméra, je me suis mise à demander aux artistes qui étaient là de me présenter leur spectacle avec l&#8217;accent suisse.<br />
<br />
Bah oui&#8230; Montreux&#8230; la Suisse&#8230; l&#8217;accent&#8230; le festival de l&#8217;humour&#8230; vous me suivez, blague quoi, blaaaaague!<br />
<br />
Tout se passait bien (autant que possible pour un reportage à l&#8217;ambassade de Suisse), jusqu&#8217;à ce que je tombe sur Gaspard Proust, intervenant dans les émissions de Ruquier et qui tourne en ce moment avec son one-man show &laquo;&nbsp;Enfin sur scène?&nbsp;&raquo;<br />
<br />
Attention, flashback&#8230;<br />
<br />
Moi, avec la tête de la fille qui s&#8217;apprête à dire un truc très drôle :<br />
<em>Hey Gaspard, Gaspard, tu voudrais pas me raconter ce que tu as prévu pour festival de Montreux&#8230; mais attention, AVEC L&#8217;ACCENT SUISSE HEIN!</em><br />
<br />
Lui, silence :<em> &#8230;</em><br />
<br />
Lui, sourire gêné : <em>Euh, bah c&#8217;est à dire que je suis déjà Suisse alors&#8230;</em><br />
<br />
Et oui Gaspard Proust, tu es Suisse. Mais moi comme je suis une cruche et qu&#8217;en plus je n&#8217;ai pas la télé&#8230; suisse, pas suisse, grand, gros, blond, brun, roux, unijambiste&#8230; je fonce dans le tas!<br />
<br />
La prochaine fois que vous voulez couper toute répartie à la star montante de l&#8217;humour noir et du cynisme, faites-moi signe.<br />
Adeptes du ridicule et des grands moments de solitude, rassurez-vous néamoins, ce ne fût qu&#8217;un bref sursis de 30 secondes pour ma pomme d&#8217;inculte. Je me suis évidemment faite aligner comme il faut dès que le jeune homme a repris ses esprits cinglants.<br />
<br />
Tout ça pour dire qu&#8217;aujourd&#8217;hui, je compte bien me réconcilier avec Gaspard Proust, le comique suisse donc, en allant grincer des dents au Théâtre Monte-Charge où il est de passage pour son escale avignonnaise.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Pierre Rigal au Micro. That&#8217;s Rock&#8217;n&#039;Roll baby!</title>
		<link>http://festival-avignon.premiere.fr/pierre-rigal-au-micro-thats-rocknroll-baby/</link>
		<comments>http://festival-avignon.premiere.fr/pierre-rigal-au-micro-thats-rocknroll-baby/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 21:10:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Claire H</dc:creator>
				<category><![CDATA[Avignon IN 2010]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[avignon in 2010]]></category>
		<category><![CDATA[micro]]></category>
		<category><![CDATA[pierre rigal]]></category>

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		<description><![CDATA[J’aime beaucoup mais alors vraiment BEAUCOUP les nouveaux amis de Pierre Rigal.
<br />
Il faut avouer que j’avais déjà pas mal d’atomes crochus avec sa famille…  Oui, celle qu’il forme avec Aurélien Bory, metteur en scène et chorégraphe comme lui, circassien aussi, qui l’a jusqu’ici accompagné dans beaucoup de ses aventures théâtrales. Leur gène commun ? Celui des formes théâtrales authentiquement originales, le gène des petits ovnis théâtraux, ceux qui savent se présenter à vous pleins d’inventivité (et souvent d’humour) tout en vous donnant le sentiment d’une grande simplicité.
<br />
Pour Micro, la petite perle qu’on nous avait réservée pour les derniers jours du festival d’Avignon, l’ancien athlète reconverti en danseur s’est donc entiché de nouveaux camarades de jeu. 
Et figurez-vous que ce sont des rockeurs. 
Des vrais même, ceux du groupe Moon Pallas. 
Et qu’avec eux, il s’apprête à donner un concert inoubliable - qui forcément marchera sur la tête- et s’amusera à déconstruire pour mieux les ressusciter les codes de la rock attitude.
<br />
Sur le plateau, le concert se construit progressivement. Amplis, micros, câbles, batteries, guitares, synthés... Puis guitariste, batteur, clavier et chanteuse. Le tout, servi bien sûr en pantalons de cuir et vestes à paillettes[...]
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2010/07/micro.jpg" rel="lightbox[670]" title="micro - Pierre Rigal"><img src="http://festival-avignon.premiere.fr/wp-content/uploads/2010/07/micro.jpg" alt="" title="micro - Pierre Rigal" width="187" height="187" class="alignleft size-full wp-image-671" /></a>J’aime beaucoup mais alors vraiment BEAUCOUP les nouveaux amis de Pierre Rigal.<br />
<br />
Il faut avouer que j’avais déjà pas mal d’atomes crochus avec sa famille… Oui, celle qu’il forme avec Aurélien Bory, metteur en scène et chorégraphe comme lui, circassien aussi, qui l’a jusqu’ici accompagné dans beaucoup de ses aventures scéniques. Leur gène commun ? Celui des formes théâtrales authentiquement originales, le gène des petits ovnis théâtraux, ceux qui savent se présenter à vous pleins d’inventivité (et souvent d’humour) tout en vous donnant un sentiment de grande simplicité.<br />
<br />
Pour Micro, la petite perle qu’on nous avait réservée pour les derniers jours du festival d’Avignon, l’ancien athlète reconverti en danseur s’est donc entiché de nouveaux camarades de jeu.<br />
Et figurez-vous que ce sont des rockeurs.<br />
Des vrais même, ceux du groupe Moon Pallas.<br />
Et qu’avec eux, il s’apprête à donner un concert inoubliable – qui forcément marchera sur la tête- et s’amusera à déconstruire pour mieux les ressusciter les codes de la rock attitude.<br />
<br />
Sur le plateau, le concert se construit progressivement. Amplis, micros, câbles, batteries, guitares, synthés… Puis guitariste, batteur, clavier et chanteuse. Le tout, servi bien sûr en pantalons de cuir et vestes à paillettes.<br />
<br />
Mais il n&#8217;y a rien de moins rock qu&#8217;une représentation bien huilée, Pierre Rigal le sait, et c&#8217;est pourquoi il s&#8217;est mis en tête d&#8217;empêcher les choses de tourner en rond.<br />
<br />
Intervenant sur scène comme un chef d&#8217;orchestre silencieux et espiègle, se frayant un chemin au milieu des instruments et des musiciens, il joue de sa danse pour provoquer sur le plateau des accidents fortuits et des interactions inattendues .<br />
<br />
Sous sa houlette, tout devient prétexte à expérimentation et toutes les interactions sont envisageables.<br />
Le corps avec le corps, le corps avec l’instrument, l’instrument avec le corps d’un autre instrument… Tout ça dévie, se heurte au passage, dissone, s’écarte, se rapproche de trop près. Les codes sont détournés, les objets déplacés, les sons ne sont plus là où on les attend.<br />
<br />
Et c’est comme ça que Micro, en déglinguant son postulat rock de départ, construit ses images poétiques et farfelues, qui nous surprennent autant par leur simplicité que par leur capacité à émouvoir et à faire sourire.<br />
Oui, c&#8217;est comme ça que la chanteuse &#8211; incarnée par la rayonnante Mélanie Chartreux- se retrouve la tête à l’envers et les pieds en l&#8217;air pour chanter, que les musiciens s&#8217;inventent des auréoles avec des cymbales de batterie et que la lecture d&#8217;une notice Yamaha prend des allures de poème.<br />
<br />
Et c’est là d’un coup, au détour d’un n-ième trébuchement orchestré par Pierre Rigal et sa bande, que le rock se relève.<br />
Fort des détours réjouissants et jubilatoires qu’on lui a imposés, galvanisé, il est là, déchaîné, enragé, prêt cette fois-ci à balancer la sauce.<br />
Ce que les musiciens, ayant retrouvé leur place au milieu d’un tout harmonieux, n’hésitent pas à faire dans de furieuses scènes musicales finales où le rock explose enfin.<br />
<br />
Et nous aussi on est là, sur scène. On a fait le voyage avec lui, ce vieux rock’n roll. On était là, cramponné juste derrière sur la Harley, les cheveux au vent. On a partagé ce périple, et maintenant nous aussi, on sent bon la sueur, la rage et le cuir noir.<br />
<br />
Et à notre voisin qui, à la fin, nous demande poliment si on a aimé, on répond simplement en tournant les talons « That’s Rock’n’Roll baby. »</p>
]]></content:encoded>
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